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26/02/2016

"Nous serons les Hussards de notre époque, baroques et romantiques, insolents et rieurs, tournés vers le futur et bien décidés à le prendre par les rênes." Roger Nimier

Les Cahiers de la rue Ventura, sur Jean-René Huguenin

Jean-René Huguenin

Le numéro 30 des Cahiers de la rue Ventura (CRV), revue littéraire trimestrielle, est consacré à Jean-René Huguenin, écrivain mort à 26 ans, auteur d’un seul roman : La Côte sauvage.

Raskar Kapac, par Christopher Gérard

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Initiative aussi sympathique que bienvenue en ces temps post-littéraires : un quarteron de jeunes officiers s’unit pour ressusciter l’esprit des brûlots de jadis. On songe à Matulu ou à l’actuel Livr’Arbitres. À Immédiatement, aux Epées… Certes, Raskar Kapac, du nom d’un personnage des aventures de Tintin, ne comporte, pour le moment, que quelques pages, mais la tension y est. La fidélité aussi, puisque cette gazette à l’ancienne se propose d’honorer la mémoire de Jean-René Huguenin (1936-1962), l’auteur de La Côte sauvage, et surtout d’un Journal (1955-1962) qui, par son incandescence, a marqué à jamais tous ceux qui ont eu, jeunes pour les plus chanceux, le bonheur de lire ce moraliste impitoyable qui voulut fonder une aristocratie. Nombre de pages de ce Journal posthume nourrissent le lecteur fraternel, qui ne peut que s’y reconnaître : « Personne pour nous applaudir, presque rien pour nous encourager, et pourtant rester digne, rester un homme d’honneur ». Tué dans un accident de la route, Huguenin serait sans doute devenu l’un des grands polémistes de sa génération, l’un de ces jeunes capitaines perdus – comme Nimier, qui le rejoignit dans la mort six jours plus tard. Christian Dedet, écrivain secret de la trempe d’un Guy Dupré ou d’un Jean Forton, livre aux jeunes chouans de Raskar Kapac quelques souvenirs sur l’écrivain foudroyé, qui affirmait que « le génie, c’est d’être soi-même » et qui, par-dessus tout, haïssait la tiédeur. La gazette, dont on attend les prochaines livraisons, publie quelques pages inédites d’Huguenin, celles d’un roman inachevé. Goûtons ce tableau de la Libération : « Elle ne se débattait pas, ne criait même pas, ses yeux maintenant grand ouverts, offerts au ciel d’été avec horreur, avec extase, et la foule autour d’elle était devenue si silencieuse que l’on pouvait entendre le cliquetis de la tondeuse. Eric regardait leurs figures fixes, glacées par l’attention, et il devinait la voluptueuse douleur qu’ils éprouvaient à humilier, non pas cette jeune femme peut-être coupable, mais la race humaine, l’homme, eux-mêmes. »

Christopher Gérard (archaion.hautetfort.com)

jean-rené huguenin

La gazette "Raskar Kapac" fait son N°1 sur Jean-René Huguenin

et sabre le champagne sur la tombe de Roger Nimier.

 

11/02/2016

Vivre vigoureusement

Jean-René Huguenin

Vivre vigoureusement, ne pas perdre une occasion de se mettre au défi, être un appui, un secours pour les autres, et refuser de s’appuyer sur personne, de se laisser secourir par quiconque, garder pour soi ses doutes et ses blessures, dérober aux regards jusqu’à son propre mystère et donner plutôt l’illusion d’une sorte de transparence, d’équité, d’indifférente bienveillance, se juger comme le seul être digne d’apprendre ses propres secrets, et par-dessus tout être dur comme un Dieu avec soi-même - Jean-René Huguenin - Journal

 

Créer, aimer, détruire...

 

Jean-René Huguenin

Créer, aimer, détruire...L'essentiel est d'épuiser sa force, toute sa force avant de mourir. Jean-René Huguenin