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20/09/2012

C’est aussi l’équinoxe de Jean-René Huguenin

Jean-René Huguenin

 

Les plages désertées de septembre me touchent avec ce petit air de fin de saison byronien  - « the season has closed with a dandy ball » - dont les dégâts collatéraux pourraient être, par mégarde, la nostalgie, ou pire la mélancolie. Je repense à cette photo de Gilles Ehrmann, représentant Jean-René Huguenin en 1961, sur une plage bretonne désertée du gras des congés. Révolte d’une mèche de cheveux prise au vent, lyrique, immédiatement contestée par le croisement ordonné de son écharpe rangée dans une veste épaisse ; lèvres plissées en un sourire mystérieux qui se prolonge dans un regard profond, sublime, lucide. Il est seul, mais le dandysme, c’est l’héroïsme individuel !

J’aime les plages désertées de septembre : celles de nos côtes redevenues sauvages, comme un clin d’œil à Jean-René Huguenin.

Demain c’est l’automne. L’automne, c’est déjà Rimbaud. C’est aussi l’équinoxe de JRH.

Louis-Marie Galand de Malabry

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